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située au premier étage du local des associations 61 rue Jeanne d'Arc, elle est ouverte:

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Les Amys du Vieil Eu

Mairie de Eu

76260 EU

 

 

 Louis-Jean-Marie de Bourbon

Duc de Penthièvre

 

Louis-Jean-Marie de Bourbon naquit à Rambouillet le 16 novembre 1725, du mariage de Sophie de Noailles avec Louis-Alexandre, comte de Toulouse. Rappelons que ce dernier est le troisième fils légitimé issu des amours coupables de Louis XIV avec Athénaïs de Mortemart, plus connue sous le nom de marquise de Montespan. Très jeune, il se signala par sa bravoure dans des combats sanglants. A cause de cette belle conduite, Voltaire écrivit dans son poème sur la bataille de Fontenoy :

                        « Penthièvre, dont le zèle avait devancé l’âge,

                          Qui déjà vers le Main signala son courage. »

 
    En 1747, le duc de Penthièvre, envoyé dans la province de Bretagne pour s’opposer au débarquement des Anglais, força l’ennemi à se retirer sans combat.

Il eut la douleur de perdre son épouse, Marie-Thérèse-Félicité d’Est, fille du duc de Modène, qui mourut en donnant le jour à un septième enfant. Dès lors, presque toute la vie du duc de Penthièvre ne fut qu’un long deuil : il pleura la mort prématurée de ses cinq premiers enfants, de son père et de sa mère, puis celles de ses proches parents.

 
    En 1775, il reçut en héritage le comté-pairie d’Eu, qu’il visita l’année suivante. Ce surcroit de richesse fut pour le prince l’occasion d’étendre ses bienfaits. Chaque année, il faisait distribuer du bois de chauffage aux pauvres de ses domaines et de l’argent aux vieillards indigents.
 
    Lorsque le duc alla visiter son comté d’Eu, le Tréport fixa surtout son attention. Il y fit construire une écluse de chasse et rétablir ou prolonger les jetées. Les travaux, dirigés par l’ingénieur Lamblardie, durèrent deux années. Grâce à l’établissement de cette écluse, le duc de Penthièvre eut la satisfaction de voir renaître la prospérité maritime de ce port.
 
    Le collège d’Eu profita aussi des libéralités du prince : des cours de mathématiques et d’hydrographie y furent fondés et le principal put, avec le concours financier du duc, créer un pensionnat dans l’établissement.  

Au mois de septembre 1789, le duc de Penthièvre se rendit à Eu. La garde nationale l’avait nommé son commandant et le duc accepta la dignité qui lui était confiée. Il envoya dans deux voitures toute son argenterie à la Monnaie et ne fit plus usage que de faïence. De plus, à titre de don patriotique, il versa dans la caisse du Trésor Public le quart de ses revenus et la valeur de ses bijoux. Il ne voulut point émigrer et prit part volontiers aux manifestations patriotiques.  

Le 4 mars 1793, en son château de Bizy, il s’éteignit alors qu’il priait dans son oratoire. Son corps fut transporté dans les caveaux de la chapelle de Dreux. En 1828, une colonne de marbre, élevée à la mémoire de ce prince, fut placée dans le chœur de l’église Notre-Dame d’Eu.   

 


 


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